lundi 21 décembre 2009

Avis négatif au CNESER sur la circulaire de cadrage de la formation des maitres

Le CNESER vient de donner un avis négatif sur la circulaire de cadrage de la formations des maîtres : 3 pour (2 UNI 1 MEDEF), une abstention (PEEP) et 35 contre (y compris CPU)

Motion CNESER du 21-12-09

(27 Pour, 10 abstentions, 5 contre)

Signée par
Snesup-Fsu, Fsu, Cgt, Unsa, Cfdt, Sgen-cfdt, Autonomes sup, Confédération étudiante, UNEF

Depuis maintenant plus de 18 mois, la réforme de la formation et du recrutement des enseignants qui aurait dû conduire à une élévation du niveau de qualification des enseignants à celui du diplôme de master est menée au pas de charge sans aucune concertation sérieuse.
Le report d'un an d'une application complète de la réforme, résultat de la mobilisation de l'an dernier, qui aurait pu permettre de mettre en place une réelle concertation destinée à l'élaboration d'une réforme partagée, a été dévoyé par Luc Châtel et Valérie Pécresse. En rendant leurs derniers arbitrages contre l'avis de tous les acteurs concernés (enseignants-chercheurs, enseignants, étudiants, lycéens, parents, ...) et en présentant aujourd'hui en CNESER une circulaire dite de cadrage des masters, le gouvernement persévère dans sa stratégie du passage en force.
C'est inacceptable au regard des enjeux liés à la formation et au recrutement des enseignants, et plus largement au devenir des jeunes et de la société. Tout changement dans le dispositif de formation des enseignants doit être porteur de progrès et non de régressions.

Le CNESER dénonce l'entêtement gouvernemental consistant à entraver les capacités de l'université à développer des formations de haut niveau intégrant disciplines universitaires et savoirs professionnels en lien avec la recherche, alliant les potentiels avérés des UFR et des IUFM -dont le maillage territorial est un atout-, et s'appuyant sur des concours nationaux. Il est inacceptable de réduire la formation professionnelle à quelques modules complémentaires ou à de très courts stages et de bouleverser l'ensemble de l'offre de master existante au détriment de la recherche. Par ailleurs, l'absence d'aides financières conséquentes pour les étudiants dont la durée d'études s'allongera, risque de faire régresser un peu plus la diversité sociale et décourager les jeunes issus des milieux populaires de choisir le métier d'enseignement. De nombreuses voix institutionnelles se sont élevées contre le projet gouvernemental : Conférence des Présidents d'Université, conférences de directeurs d'UFR ou d'IUFM. Le comité de suivi Master, émanation du CNESER, a rendu le 16 décembre un avis critique sur le projet gouvernemental.

Le CNESER exige la remise à plat de la réforme impliquant le retrait des décrets concernant la formation des enseignants et des textes d'application déjà publiés permettant de revenir impérativement sur la place des épreuves d'admissibilité au cours du cursus afin de garantir une place des futurs concours compatibles avec une formation en master de qualité et permettant de réelles réorientations pour les étudiants en échec aux concours. Ce n'est qu'après cette étape que le cadrage national des masters dits « intégrés » par le biais d'un texte réglementaire prendra sens. Il devra garantir l'articulation entre une véritable professionnalisation progressive et une formation disciplinaire, et être assorti d'une carte nationale des formations. Il devra garantir l'égal accès de tous sur le territoire à la préparation des concours.

Le CNESER refuse de voir régler une question d'une telle ampleur par une simple circulaire ne permettant pas de répondre pas aux attentes de la société. L'attitude, dont fait preuve le gouvernement sur ce sujet est lourde de conséquences. En particulier, le CNESER déplore le processus de décision qui a conduit le gouvernement à faire les annonces de novembre, sans consulter ni CNESER, ni les autres parties prenantes et à ne pas entendre la réprobation de la communauté universitaire quasi unanime.

Le CNESER exprime son total désaccord d'une part de voir le débat budgétaire réduit à une simple présentation du budget voté par le Parlement et, d'autre part, de dissocier et de reporter en janvier le vote de la répartition des dotations aux établissements nécessaire aux votes de leurs budgets.

Sauvons l'école...



Sauvons l'école (Karaoké, parodie clip UMP)
envoyé par ZORROSAUVELECOLE. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

jeudi 17 décembre 2009

mercredi 16 décembre 2009

mardi 15 décembre 2009

Journal du Grand Lyon de France 3 (15/12/09)





Diffusé sur France 3 Rhône-Alpes à 18h45

...

Vu sur Lyon Capitale TV



Diffusé sur le site de Lyon Capitale

...

Compte rendu d’AG du 15 déc. 09

Plus de 250 présents (formateurs, étudiants, stagiaires PE2 PCL2, syndicats, fédération de parents d’élèves, médias…)

Après les interventions des représentants des syndicats (ces derniers ne proposent pas tous la même alternative à la réforme en cour mais sont unanimes quant à son abrogation), un état des lieu a été présenté par le collectif à l’attention de tous les présents ce jour et dans l’optique d’une large diffusion d’information pour sensibiliser sur les problèmes liés à la réforme de la formation des enseignants.


Le collectif regrette que, malgré une position pour une fois commune des syndicats, aucune mobilisation sur Lyon n’ait été organisée ce jour.

Cela dit, le collectif entend s’appuyer sur la position commune des syndicats (retrait de la réforme) et sur les forces en puissance des les autres IUFM pour informer largement les enseignants en poste et les parents d’élèves.
Objectif : Relancer le mouvement de contestation et mobiliser massivement d’ici le mois de janvier afin de se faire entendre par le gouvernement.
Il faut informer les parents d’élèves qui peuvent jouer un rôle dans la demande d’abolition de la réforme.

Enseigner, un métier qui s’apprend… manifestement pas dans les conditions proposées par un gouvernement trop soucieux d’économies budgétaires

Le collectif décide :

- de poursuivre ses efforts de sensibilisation (lecture de tracts en début de cours, invitations aux AG, messages sur les tableaux de l’IUFM)

- d’engager des actions afin de diffuser plus efficacement l’information auprès des enseignants sur le terrain

- d’afficher des banderoles à destination du grand public sur le site de la Tourette

Prochaine AG : mercredi 6 janvier à 12 h 15 amphi Kergomard

...

Images du 15 décembre











Tournée dans les cours

Atelier banderoles

A.G. dynamisante, intersyndicale et unitaire.

Accrochage des banderoles... et rendez-vous à la rentrée...

samedi 12 décembre 2009

Compte rendu d’AG du 12-12-09

55 présents

Ordre du jour :
Retour sur la journée nationale des IUFM de lundi 7 décembre et préparation de la journée de mobilisation de mardi 15 prochain.

Sur la circulaire de cadrage :
Texte qui vise à donner le contenu des masters (nommés « métiers de l’enseignement »).
Ce master prépare au concours, au métier de l’enseignement mais aussi à d’autres métiers (car peu d’élus au concours) comme « Formateur d’adulte » ou… pas plus de précision.
Rien ne laisse penser que cette épouvantable année de M2 (alors qu’ils laissent entendre que c’est pour le bien de tout le monde !) va améliorer les choses.

Le collectif s’interroge non pas sur la façon de dénoncer la réforme, mais sur la façon d’agir pour sensibiliser d’abord et mobiliser ensuite.
Actuellement, le service de l’IA n’a aucune idée de comment va s’organiser la rentrée prochaine ni dans le 2nd degré, ni le 1er. Aucune visibilité non plus pour la formation continue. La mise en place des concours l'est tout autant.
Résultat des courses : On surcharge de travail le service public pour que ceux qui le composent ne s’en sortent pas et on décrédibilise ainsi le service public….

Un parallèle avec les hôpitaux peut être fait : le gouvernement va classer les établissements avec des critères comme « le taux de mortalité ». Alors quel hôpital va m’accepter si je suis mourant alors que je risque de faire augmenter son taux et donc diminuer son classement ???

Mardi 15 décembre : Tous les syndicats sont d’accord pour lutter contre la réforme. Un préavis de grève a été déposé, mais aucune mobilisation n’est prévue, seulement une réunion AG entre midi et deux heures à l’IUFM !

Propositions de l’AG :
- Banaliser une heure de cours.
- Passer dans les classes de l’IUFM pour informer TOUT LE MONDE.

Le collectif a décidé à l’unanimité d’envoyer des représentants dans les classes de l’IUFM :
- rendez-vous à 8h 15 hall Tourette et à 8h45 hall Clos
- faire le tour des sections qui ont cours (il y a une 50 aine des formateurs qui ont cours ce jour-là) pour continuer d'informer sur les stages 108 h, la mastérisation, les inconnues et impasses pour l'an prochain. On a une liste mail de stagiaires et étudiants prêts à participer à cette tournée, en plus des formateurs présents à l'AG.
- inviter à l'AG intersyndicale (convoquée par tous les syndicats à 12 heures amphi Kergomard)


Le collectif a depuis longtemps conscience qu’au delà des changements sur les modalités de recrutement, des modifications dans la formation des maîtres (pour ne pas dire suppression), il s’agit au travers de cette réforme de décrédibiliser un métier, un service public pour mieux le démanteler.

Les conséquences ne sont plus seulement que des questions de formation (pourtant fondamentales et qui vont envoyer des personnes non formées pour faire la classe à nos enfants), mais bel et bien autour d’une volonté d’aller vers un modèle de société toujours plus individualiste, dominé par un souci budgétaire et non humain (encore moins humaniste). Une pure et simple politique de chiffre.

On tente par là de renverser les valeurs de notre Ecole, les valeurs de notre Pays (à une époque où on parle tout de même d’identité nationale !!!). Plus clairement, l’Etat se désengage de sa mission dans l’Education Nationale, se désengage de ses enseignants, se désengage de ses enfants...

Il apparaît plus que nécessaire de sensibiliser l’opinion sur cela car beaucoup semblent encore penser que nous luttons contre la réforme par corporatisme, pour conserver des « acquis », parce que nous sommes des fonctionnaires fainéants.

Or, nous sommes des fonctionnaires d’Etat qui luttent pour des valeurs, pour notre métier et pour que son exercice se fasse dans de bonnes conditions, seul garant d’une Ecole publique juste, équitable et éthique.

mardi 8 décembre 2009

Journal Local de France 3 (07/12/09)



Descente aux flambeaux diffusée lundi 7 décembre

lundi 7 décembre 2009

Le 7 décembre, à Lyon : revue de presse



Photos de la descente aux flambeaux - étudiants, stagiaires, formateurs...

Dans le Progrès de Lyon :
La réforme réduit à sa portion la plus congrue la dimension professionnelle de la formation ». A Lyon, Régis Bernard porte des critiques similaires à celles qu'expriment les autres directeurs d'instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).


Dans LibéLyon
Dans l'indifférence quasi générale, la France s'apprête à abandonner la formation très spécifique qu'elle donnait jusqu'à présent à ses enseignants. Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) avaient pris la suite des Ecoles Normales pour former spécifiquement les professeurs d'écoles et de l'enseignement secondaire.




Sur France 3

dimanche 6 décembre 2009

Le 7 à Lyon

A l'initiative de la Conférence des directeurs d'IUFM, la journée de lundi sera une journée commune aux différents IUFM de France pour attirer l'attention sur les effets néfastes de la réforme projetée de la formation des maitres.
à Lyon,
Après midi portes ouvertes pour qu'on puisse voir ce que l'on fait dans un IUFM
Puis descente aux flambeaux de la Tourette au CLos -à 17 heures - pour "faire de l'image".
Enfin à 18 h, amphi Louise Michel (nouveau bâtiment) la direction a invité journalistes et élus pour faire le point.

jeudi 26 novembre 2009

mercredi 25 novembre 2009

Ici, on apprenait à enseigner…

L’Assemblée Générale un jour de grève a rassemblé plus de 160 personnes (formateurs, Biatoss, étudiants, stagiaires – dont stagiaires FC, étudiants.

Comme cela avait été convenu avec le collectif, le directeur a pris la parole pour inviter à « ne baisser ni la garde, ni les bras ». Il a annoncé les manifestations communes à plusieurs IUFM prévues le 7 décembre, et rappelé la teneur des communiqués de la CDIUFM et de la CPU. Il a précisé les modalités de déroulement des « stages 108 h. » prévues dans l’académie. Selon lui, l’IUFM est le meilleur acteur possible pour la formation professionnelle des enseignants.

Puis on a présenté le contenu des textes du 13 novembre dernier : maquettes et dates de concours, replacés dans un cadre plus large, qui est celui de la baisse des recrutements dans la fonction publique.

Par ailleurs, si enseigner est un métier qui s’apprend, on en supprime la formation professionnelle…

On a terminé en discutant et votant le texte publié hier.

Accrochage de deux banderoles sur les grilles de l’IUFM : « Ici on apprenait à enseigner »

Belle et forte présence, enfin, de l’IUFM dans la manifestation lyonnaise…

mardi 24 novembre 2009

Texte adopté à l'AG du 24 novembre

Ce que nous ne voulons pas :
- Un rallongement d’études sans garantie d’emploi
- Des non titulaires remplaçants dans le 1er degré et dans le 2nd degré
- L’amoindrissement de la dimension de recherche des masters universitaires
- La réduction dramatique de la formation professionnelle des enseignants
- Le financement par les étudiants et leurs familles de cette formation professionnelle
- Des arrangements locaux pour appliquer les réformes entrainant les inégalités locales, sociales et les disparités territoriales
- Une réforme dont le seul but est de réaliser des économies

Ce que nous voulons
- L’abrogation de la réforme dite de mastérisation, et des décrets qui la mettent en place
- Une formation professionnelle des enseignants dans des instituts nationaux débouchant sur un recrutement en tant que fonctionnaire dans un corps d’État.
- Des IUFM réformés et non pas supprimés pour mieux répondre aux exigences de l’éducation dans la société d’aujourd’hui

jeudi 19 novembre 2009

Journée d'action du 24 novembre

Ateliers banderoles : salle arts plastiques à 10 h
A.G. à 11 heures
Manifestation à partir du rectorat à 14 heures

mercredi 18 novembre 2009

Compte rendu de l'AG du 16 novembre

1/ Discussion sur les derniers cadrages parus, en particulier les stages et le place des concours. Prise de connaissance du document que le ministère a communiqué aux syndicats d'enseignants.
Pour les stages, les informations données aux étudiants invités –par courrier électronique- à y participer ne sont pas précises et laissent la plupart d'entre eux perplexes. On peut supposer que certains destinataires de ce courrier ne font pas le lien entre la réforme et ces stages. Les étudiants présents font part de leurs inquiétudes, devant le faible niveau d'information, devant l'appât que représente le paiement des 108 heures, devant l'absence de transparence du dispositif (Qui s'inscrit à quoi? Comment les demandes seront-elles traitées?...)
Des professeurs des écoles présents (dans le cadre de la formation continue) expliquent que dans les circonscriptions, la demande faite aux enseignants de quitter leur classe pour la laisser à des étudiants est relayée par les IEN, avec obligation de résultat.
Les informations venant des autres académies ne sont pas plus accessibles ni transparentes.
Nous pouvons penser que partout, sur injonction, cette mise en stage doit apparaître comme une réussite. Il est fait allusion aux propos de L. Chatel, ce matin, sur les ondes de France Inter, propos qui sont jugés mensongers par quiconque est informé de la mise en place à marche forcée de la réforme, alors qu'elle est présentée par le ministre comme le fruit de négociations. Les syndicats ont fait savoir, à l'unanimité, leur désapprobation quant au texte que les ministres leur ont remis.
Le collectif est en lutte depuis un an.
Depuis un an, le collectif analyse, prévoit, alerte, se mobilise (une AG tous les quinze jours depuis cette rentrée scolaire) pour dire que la réforme vise à détruire la formation des enseignants et au-delà, le service public d'enseignement.
Il est encore temps de s'opposer à cette réforme.

mardi 17 novembre 2009

L'énergie du désespoir ?

Par la grâce de ce qui survit en Formation Continue, j'ai eu la chance d'assister ce jour une AG du collectif local étudiants-stagiaires-formateurs de l'IUFM de Lyon.C'est l'énergie du désespoir, largement ressentie dans l'assemblée, qui me pousse à utiliser ce media aujourd'hui.Car, en parlant de media, nous sommes en train de subir un renforcement dramatique de l'opération de désinformation rouleau-compressante de notre responsable ministériel en chef, bien aidé malheureusement par le peu de contradiction et de contre-pouvoir institutionnalisé face à ces prises de parole.Je vous en laisse juge : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/
Création et allongement d'une véritable formationConcertation intégrale et transparente sur les décisions de réformes en coursRevalorisation de la profession (le non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, justifié démographiquement, permettant de financer le doublement de la prime "ZEP" : les valeurs Vs la valeur ; l'école de Liberté pédagogoqie, Equité territoriale, Solidarité nation-enseignant Vs les miettes d'euros comme carottes ).Vous compléterez par vous-même (je fais ça de mémoire matinale !).Au delà de cette horreur insultante et méprisante pour le peuple qui boit ces paroles d'évangile, discréditantes pour nous et corporatisantes dans nos efforts d'information, de partage de conscience et de convergence, entrepris depuis un an déjà, il y a de quoi renouveler un cri d'alarme. Et peut-être même de quoi offrir un support nouveau pour soulever les consciences et raccrocher les wagons avec l'ensemble des refus réunis dans la Charte/Pétition du Collectif National parents-enseignants.Nous avons à présent compris que c'est le nombre qui est au coeur de cette défense : c'est le refus massif de ces décisions qui doit à présent se faire jour. Or, A PRIORI, nous ne savons rien de l'état de la mobilisation. Combien sommes-nous ? Où en sommes-nous ? Par quel biais peut-on donc espérer être un interlocuteur, encore une fois, crédible et/car institutionnel, pour porter la fronde au delà (mais avec, bien sûr) des mobilisations tout aussi massives de NON dans la rue.Et derrière ces questions, celle de répandre la réalité des ces enjeux aux yeux du plus grand nombre. Au moins que David existe, ait voix face à Goliath. Alors que tout est fragmenté, émietté, divisé, pour mieux assurer le règne de la communication Elyséenne, donc d'une absence de sens réel de ces décisions, il faut encore croire au mythe de la fronde qui va terrasser le géant écrasant et sûr de lui.Reprendre son bâton de pélerin ? Aller au charbon éreintant de l'année passée ? Secouer les puces des syndicats pour qu'eux se fassent, médiatiquement, les porte-paroles, nombreux, réitérés, invités au talk-show ? Qu'au moins on puisse voir exprimer, même peu, même mal, la vérité du sens de ces réformes. Qu'ils disent tout haut face caméra, dans le poste, sur le papier, ce que nous ne pouvons que marmonner dans les oreilles de la nation déjà bien saturée, divisée ou ignorante face à cette bouillie informe qu'est l'information politique.
Bien que non-syndiqué, je me prends à espérer que le refus conjoint des syndicats enseignants face à la maquette de la masterisation de la formation est un signe positif. Ne nous sentons pas seuls, ne baissons pas encore les bras.Il y a un rendez-vous crucial ce mardi 24 novembre, comme une relance à nous manifester contre le cours des évènements, qui avance sans nous. Bien sûr qu'ils n'ont pas compris le message la première fois, il y a des surdités bien volontaires. Alors force à nous d'opérer une bonne piqûre de rappel, ô combien salutaire. Et pour ne pas jurer par ces temps de vaccination préventive... Stop à la pandémie !!!Curativement vôtre.YG

jeudi 12 novembre 2009

Compte rendu de l'AG du 5 novembre

Compte rendu de la 5ème réunion de la CNFDE et lecture de la motion qui y a été adoptée, demandant le retrait des décrets de juillet et de la circulaire d'aout organisant les stages en responsabilité 108 heures pour les étudiants.
Cette motion appelle aussi à la mobilisation pour le 17 novembre et à la grève pour le 24 novembre.
Localement, l’AG décide de demander un rendez-vous à la direction de l’IUFM pour faire le point sur les stages 108 heures, la mastérisation…
La prochaine AG aura lieu le 17 novembre, dans le cadre de la journée de mobilisation.

samedi 17 octobre 2009

Compte rendu d’AG du 14-10-09 :

Nous étions plus de cinquante présents.


Ordre du jour :
« informer sur les initiatives autour des stages en responsabilité de 108h des étudiants préparant le concours de recrutement de l’enseignement»

Les stages en responsabilité sont en route depuis ce matin sur plusieurs circonscriptions ! L’idée est de montrer le dispositif aux parents d’élèves et de trouver des remplaçants pour palier aux absences de titulaires (T1, T2 en stage, en arrêt…). 
Les informations sont (volontairement ?!) loin d’être claires quant à l’utilisation des stages en responsabilité des étudiants en PE1/Master1 (surtout dans le 1er degrés).

Le recteur souhaite que d’ici le 19, une liste d’étudiants soit envoyée pour ces stages ! Le collectif a rédigé une lettre pétition à l’attention du recteur (extrait : « votre proposition de mise en stage présente une remise en cause de la finalité de ces stages aujourd’hui dévolus à la formation et qui deviendraient des moyens dévolus au remplacement.
De plus, elle comporte des imprécisions quant à la désignation des étudiants concernés et quant à leur répartition dans les écoles et les établissements scolaires.
Enfin, elle demande une mise en place précipitée : intenable en matière d’échéances, porteuse de risques en matière d’organisation des enseignements »).

Quelle est la position des syndicats ? Plusieurs syndicats ont pris position contre la mise en place de ces stages et l’utilisation d’étudiants comme moyen de remplacement.

Selon des étudiants PCL1, il semblerait que ces derniers ne soient pas encore au courent de ces stages malgré la d’ores et déjà mise en place.

Une « faille » potentielle dans ces stages : Les étudiants seraient mis en stage sans couverture contractuelle (vide juridique) sauf convention type improvisée en dernière minute par le rectorat. 
Mais ce vide juridique n’apparaît pas comme suffisant pour lutter contre la mise en place de ces stages.

Comment agir et réagir par rapport à ces stages ? Pour les Capes par exemple, c’est aux responsables disciplinaires de mettre en place le système. Il leur est demandé d’informer les étudiants sur ces stages et de transmettre des listes d’étudiants.
Il faut une position commune chez les formateurs et mobiliser les responsables disciplinaire (même chose pour les PE) afin de mettre en place une résistance à ce système (refus de donner listes ? ; Souligner tout ce que ces stages impliquent aux étudiants, beaucoup de travail entre la préparation épreuves écrites du concours et des épreuves orales ; Rencontrer les responsables disciplinaires afin de se mettre d’accord pour ne pas signer les listes d’étudiants pour les stages).

A noter que les stages à responsabilité des PE1 vont entrer dans la composition des masters (stage à valider pour obtenir master).

Après la demande faite au recteur de reporter les stages car ils ne rentrent pas dans plan de formation, comment aller plus loin ? Comment mobiliser d’autres collègues ?… 


Une prise de position nationale est rendue compliqué par une circulaire très technique appliquée par IEN au niveau local petit à petit.

Cependant, le 24 octobre à Paris, il y a une réunion de la Coordination Nationale des Formation des Enseignements, ainsi que la suite des « Assises régionales de la formation des enseignants » à Grenoble le 21.

Le temps presse car le 24, la question de la remontée des maquettes de Master va se reposer et par rapport à l’an passé, le situation a changé car des décrets ont installé la réforme.

Le collectif se prononce sur le retrait des décrets (abrogation de la réforme) et propose :
- Une communication interne par l’intermédiaire des tableaux
- La diffusion d’infos (tracts) vers PE1 et PCL1 sur les risques des stages
- L’envoie d’une délégation représentant le collectif à Grenoble et à Paris.
- La sollicitation et l’implication des parents d’élèves dans ce combat en prenant appui sur l'aberration des stages en responsabilité des étudiants.
- L’entrée en Contact avec le collectif Croix Rousse et l’appui sur les élections de parents pour rencontrer les parents élus.

Aussi, il va falloir être capable de mobiliser d’avantage autour des valeurs que nous défendons, pas seulement sur l’aspect individuel et utilitariste qui concerne ou ne concerne pas une frange de la population (Notre cause risque fort de s'essouffler si elle ne repose que sur le dogme : « je me sens concerné personnellement alors là seulement, j’agis »).

jeudi 15 octobre 2009

Assises à Grenoble

Dans la continuité des Assises régionales de la formation des enseignants qui se sont tenues à Lyon le 30 juin 2009, nous vous invitons à participer aux deuxièmes rencontres régionales qui se tiendront le mercredi 21 octobre 2009, à Grenoble sur le Campus de Saint Martin d’Hères (Espace de Vie Etudiante : EVE).

Ces Assises se tiennent après une année de forte mobilisation contre le projet de réforme de la formation des enseignants, projet que le gouvernement veut imposer contre l’avis de la communauté universitaire et au mépris des instances de concertation qu’il a lui-même mises en place (publication des décrets pendant l’été). Alors que ce passage en force suscite de nombreuses réactions négatives (CNESER, CPU, organisations syndicales et sociétés savantes), le Ministère poursuit son scénario de mise en œuvre précipitée. Sur la base des conclusions des groupes de travail qu’il a constitués en septembre, il a programmé l’envoi en décembre d’une lettre de cadrage sur les masters de formation des enseignants. Il est donc nécessaire et urgent que la communauté éducative, les élus et les citoyens élaborent ensemble des propositions alternatives répondant effectivement au besoin d’amélioration de la formation des enseignants, et non à une logique de démantèlement du service public d’éducation.

Ces Assises régionales s’inscrivent dans le cadre d’une démarche citoyenne nationale. Sur la base du Manifeste des premières assises du 30 juin, nous vous invitons à venir débattre à Grenoble ce 21 octobre, pour contribuer à l’émergence d’un autre projet pour la formation des enseignants (le Manifeste des premières Assises du 30 juin est consultable sur le blog du collectif de l’IUFM, menu gauche « outils » : http://collectifiufmgrenoble.wordpress.com).

Responsables et enseignants des préparations aux concours, responsables de filières, personnels administratifs, formateurs, enseignants de la maternelle à l’université, stagiaires, étudiants, élus locaux, parents d’élèves, nous comptons sur votre présence le 21 octobre, dans l’espace ouvert de l’Agora à EVE :

· 10h00-12h00 : Année transitoire 2009-2010. Identification des problèmes et propositions.

· 13h30-16h30 : Débats et propositions alternatives. Des masters : pour qui, pour quoi faire et pour y faire quoi ? Place des concours ? Modalités de la professionnalisation ? Rôle des différents acteurs de la formation…

· 16h30-18h30 : Synthèse et rédaction collective des propositions.

Infos pratiques :

Ces Assises sont ouvertes en continu de 10h00 à 18h30 : l’espace ouvert de l’Agora de EVE (70, Avenue Centrale du Campus Universitaire, arrêt « bibliothèque » de la ligne B du Tram direct de la gare) permet une souplesse d’allées et venues. Si vous souhaitez déjeuner sur place, nous avons prévu de faire livrer des plateaux repas à 10 euros. Pensez alors à réserver par mail avant le lundi 19 octobre au soir à l’adresse suivante : collectif.iufmgrenoble@yahoo.fr (en précisant dans l’objet du mail « Réservation repas Assises »).

vendredi 9 octobre 2009

Réforme de la formation des enseignants : l'UNEF exige le retrait des décrets ! (08/10/09)

Alors que le report d’un an de la réforme de la formation des enseignants, obtenu sous la pression de la mobilisation universitaire, devait permettre l’élaboration d’une autre réforme, Luc Châtel a fait le choix de publier le 28 juillet plusieurs décrets anticipant les conclusions des discussions en cours avec les syndicats enseignants et étudiants.
Depuis la rentrée, malgré une brève rencontre le 18 septembre dernier avec les directeurs de cabinet des ministres de l’Education et de l’Enseignement supérieur, aucun élément de réponse satisfaisant aux inquiétudes des étudiants n’a pu nous être donné. Pire, Luc Châtel n’a toujours pas daigné recevoir les étudiants, au sujet notamment de cette réforme qui les inquiète !
Pour le Ministre, la concertation semble superflue et la réforme déjà faite. Trop c’est trop ! Ces décrets publiés à la hussarde pendant l’été fixent la place du concours lors de l’année de M2, sans tenir compte des remarques et critiques d’un grand nombre d’organisations syndicales et notamment des étudiants.
La position idéologique du ministre contenue dans ces décrets est lourde de conséquences pour les étudiants et pour l’avenir du système éducatif. En faisant le choix de passer en force et de fixer la place des épreuves d’admissibilité et d’admission pendant l’année de master 2, le ministre hypothèque l’avenir des étudiants ! En effet, cette décision surcharge la dernière année de formation (pendant laquelle les étudiants devront cumuler les obligations liées à la validation d’un master, la réalisation d’un mémoire de recherche, des stages professionnalisant et la préparation d’un concours) et ne laisse aucune possibilité de réorientation pour les étudiants qui échoueraient aux épreuves d’admissibilité ! Ce choix remet en cause la possibilité même de former professionnellement les futurs enseignants : les étudiants seront placé devant le choix impossible de entre la préparation du concours et la possibilité de réaliser le stage rémunéré !
L’UNEF appelle donc Luc Châtel à la responsabilité et lui demande de retirer les décrets fixant la place des concours pendant la deuxième année de master, afin que de véritables concertations s’ouvrent sur la place des concours et l’articulation entre le concours et le diplôme ! Il est illusoire de prétendre discuter d’une réforme dont les contours et le contenu sont déjà gravés dans le marbre ! L’UNEF va lancer une campagne dans toutes les universités afin d’obtenir le retrait de ces décrets.
Au cas où le ministre l’aurait oublié, cette réforme concerne l’avenir de milliers d’étudiants ! L’UNEF demande à être reçue au plus vite par le ministre de l’Education nationale afin de lui faire part des inquiétudes des étudiants.
Pour l’UNEF, les orientations actuellement données à la réforme vont à l’encontre d’une démocratisation de l’accès aux métiers de l’enseignement et s’opposent à l’augmentation de la qualité de la formation des futurs enseignants ! Pour l’UNEF, le schéma actuellement proposé doit être profondément revu. Les épreuves d’admissibilité doivent êtres placées à la fin de première année de master, afin de faire de la deuxième année de master une véritable année de formation professionnelle, limitant le bachotage dû à la préparation aux concours. Cela permettra également d’assurer une réorientation sans attendre vers d’autres masters 2 à tous les étudiants qui échoueraient aux épreuves d’admissibilité. C’est une condition indispensable pour démocratiser l’accès aux métiers de l’enseignement !
L’UNEF rappelle à Luc Châtel qui semble l’avoir oublié que cette réforme a été au cœur du mouvement universitaire du dernier semestre.
L’UNEF exige la mise en place d’une autre réforme de la formation des enseignants pour 2011 et l'ouverture d'une réelle concertation, afin notamment de garantir le contenu professionnel de la formation des futurs enseignants et de permettre à tous les étudiants d’accéder aux métiers de l’enseignement. Dans ce cadre, l’UNEF demande notamment :
- un cadrage national des masters préparant aux concours de l’enseignement
- des garanties sur le rôle et la place des IUFM dans la formation professionnelle des futurs enseignants
- la mise en place d’une carte nationale des formations aux métiers de l’enseignement afin d’assurer l’égalité d’accès sur l’ensemble du territoire
- une allocation pour les étudiants s’engageant dans ces formations au moins équivalente à l’actuelle rémunération liée au statut de fonctionnaire stagiaire, afin de garantir la nécessaire démocratisation de l’accès au métier d’enseignant.

mercredi 7 octobre 2009

L'IUFM dans la manif (1)





Une centaine de personnes de l'IUFM (PE1, PE2,formateurs) étaient présentes dans la manifestation organisée à Lyon dans le cadre de la Journée Mondiale pour le travail décent.
Les futurs enseigants ont droit à une formation décente.

lundi 5 octobre 2009

Slogans pour le 7 octobre

Voici différents slogans à scander ce mercredi 7 octobre :

- Projet politique : Faire de nous des abrutis

- Quand il n'y aura plus de profs, c'est vous qui paierez la note

- Leçon d'Histoire en 2011: Nos ancêtres, les cow-boys

- La fac, c’est bien mieux que l’IUFM ! On n’est pas embêté par les pédagogues

Rendez-vous Mercredi 11 h 30 Place Jean Macé...

jeudi 1 octobre 2009

Compte rendu de l'AG du29 septembre

Nous étions plus de soixante-dix présents.

Informations et mises à jour :
- l'inscription en IUFM et la validation de l'année en IUFM ouvrent droit à 60 crédits du M1 pour s'inscrire dans un M2 (qui n'existe pas encore).
-au plan local, la commission de pilotage académique (sous la responsabilité de Daniel Simon) examine les conditions d'attribution de ces crédits (admission au concours, admissibilité au concours, critères d'assiduité, de présence aux concours blancs, de résultats divers) ainsi que les modalités (jury, avec examen de chaque cas). Il reviendra au CEVU d'arrêter les dispositions.

Discussions et questions :
Quels seront les débouchés des masters "métiers de l'enseignement"?
Il n'existe pas, à notre connaissance, de texte de statut officiel qui garantisse quelque validation que ce soit de la formation suivie en IUFM pour les personnes inscrites en 2008 et non lauréates du concours.
A terme, ttrès vite, le M2 sera requis pour s'inscrire au concours.


Actions :
Rappel : le collectif appelle à un refus de la mise en stage d'étudiants pour remplacer les enseignants en formation.
Appel à la manifestation du 7 octobre.
Le collectif demande que les cours à l'IUFM s'arrêtent à 10h30 le 7 octobre, afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de rejoindre le cortège.
Rendez-vous à 10h30 au Clos (pour se munir des banderoles)
Rendez-vous à 11h 30 à Jean Macé (début de la manifestation)

A vos slogans!
Pour démarrer ?
Remplacer, un métier qui s'apprend
Supprimer un fonctionnaire, c'est supprimer un emploi

jeudi 24 septembre 2009

Les sorties scolaires, une perte de temps ?

Lu sur le site Rue 89
Je n'ai pas l'habitude de lire les notes internes au ministère de l'Education nationale, mais mon oeil est resté scotché sur le rapport sur la réforme du premier degré publié par l'Inspection générale, à l'intention du ministre. Je ne l'ai pas lâché tant la prose des deux signataires, deux inspecteurs généraux, est fascinante.
Un mélange d'autosatisfaction naïve (« L'année a été exceptionnelle aussi par la soudaineté de mise en oeuvre de la réforme et par l'audace de certaines propositions… Les élèves retrouvent le goût de l'école… ») et de méfiance/brutalité (« Les récalcitrants à ce nouveau service ont été réduits de quelques centaines d'opposants déclarés dans ou par les médias à un petit nombre de situations individuelles, qui font l'objet de retraits de salaires »).

Certains passage maladroits sont inutilement blessants pour les enseignants. Exemple :

« La modification la plus fondamentale réside dans l'implication personnelle des enseignants dans la prise en charge
de la réussite de leurs élèves. »


Que l'aide personnalisée ait pu aider certains élèves à résoudre une difficulté, cela peut se défendre. Mais pourquoi suggérer que les enseignants n'avaient pas, auparavant, « d'implication personnelle » dans ladite réussite
de leurs élèves ?

Mais ce qui m'a le plus retenu l'oeil, c'est ce passage très inquiétant :

« Dans l'immédiat, il est indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages, en prenant des mesures de restriction des empiètements tolérés, et parfois encouragés, sur le temps scolaire, en revoyant et limitant les agréments et autorisations. »


Ainsi, nous disent ces deux inspecteurs généraux, les sorties scolaires et les intervenants extérieurs ne seraient que perte de temps et facteurs de déconcentration !

Et moi, benêt que je suis, qui pensais que c'était ce qui reliait l'école au monde qui l'entoure. Ce qui apportait aux enfants du sens à leurs leçons. Je pensais que c'était un moyen de varier cet apprentissage, de lui apporter de l'émotion, de décloisonner les matières ; de donner aux enfants ce formidable plaisir de la découverte. De développer leur envie de poser des questions.

Je croyais aussi que c'était l'occasion de tisser des relations différentes avec l'enseignant et avec d'autres adultes. Mais non, rien de tout cela : ce n'était qu'une sale « habitude de grignotage du temps » !

Voici une drôle de vision, extrêmement fermée, de l'école. Personnellement, sorties et interventions de témoins extérieurs sont les moment qui m'ont le plus marqué pendant le primaire (à l'école publique).

Je me souviens par exemple d'un type venu à l'école avec un boa vivant, et je n'ai rien oublié de son système digestif (celui du boa). Ou encore de la visite
d'une synagogue dans le Marais, qui m'a ouvert l'esprit sur d'autres
cultures que celle dans laquelle j'étais élevé.

Dans mon souvenir,
j'ai alors gagné du temps ; et j'étais alors tout sauf « déconcentré ».

Pas vous ?

Ailleurs sur le Web
Troisième note de synthèse sur la mise en oeuvre de la réforme de l’enseignement primaire

lundi 14 septembre 2009

A.G. du 14 septembre 2009

52 personnes présentes

Les points du jour :

1 - Invitation à s’inscrire à la liste de diffusion.

2 - Retour sur l’évolution de la masterisation et sur les actions de l’année passée.

Le collectif a obtenu que les maquettes de master ne remontent pas (sauf 3 ou 4 exceptions + universités catholiques). 

+ un an de sursis pour les concours 2010 (concours inchangés).

+ un an de sursis pour l’appellation « IUFM ».

3 - Information : mouvement de grève prévu le mercredi 7 octobre prochain.

4 – Rappel des modalités et de la mise en place de la masterisation PE/PCL:

Pour Masters 1 (avant passage du concours), 3 types de stages :

- Stages d’observation

- Stage pratique accompagnée

- Stage en responsabilité (!)

Cette année étant une année transitoire, en cas de réussite aux concours 2010, le lauréat aura le statut de fonctionnaire stagiaire avec 2/3 de temps sur un (des?) stage(s) en responsabilité, 1/3 en formation Master 2.

Du côté des Universitaires, ces derniers ne sont pas prêts à brader les masters en recherche. La Promesse (=mensonge) du Ministère quant à l’équivalence de M1 offerte aux étudiants admissibles à l’oral tombera donc à l’eau, forcement.

Le Ministère tient à mettre en place cette année les stages en responsabilité pour les M1, stages assurés par des étudiants qui vont venir remplacer des professeurs titulaires en formation (premier et second degrés). Le Ministère entend donc utiliser un vivier d’étudiants comme moyen d’enseignement, des étudiants qui, rappelons le, n’auront pas encore suivi de formation et qui n’auront aucun statut d’enseignant ! 
C’est jeter quelqu’un qui ne sait pas nager dans une piscine. C’est créer plus de précarité dans l’enseignement. C’est courir le risque de laisser la responsabilité de nos enfants à des étudiants, certainement motivés, mais non formés au métier et préoccupés par leurs études et leurs concours.

Ces stages en responsabilité pendant le M1 seraient payés jusqu’à 3000 euros à l’année (carotte pour les étudiants qui n’auraient pas le sou ou pas le choix). De plus, ces temps de remplacement sont sur des temps très cadrés, pas forcement en adéquation avec un emploi du temps pour préparer un concours.

Ces stages en responsabilité sont des cadeaux empoisonnés pour les étudiants car, préparer 108 heures de cours devant une classe d’une trentaine d’élèves + la préparation au Concours + l’année de M2… ça devient très très compliqué.

Enfin et surtout, ce sont des cadeaux empoisonnés pour les élèves à qui on supprime déjà les RASED, et devant lesquels il y aura des étudiants (qui feront ce qu’ils peuvent en étant lâchés dans l’arène sans aucune arme pédagogique).

Les medias ont un rôle à jouer, mais ils suivront nos actions seulement si les parents bougent. Or peu de parents sont au courent de la réelle situation. Notre pays est soumis à un grave problème de manipulation de l’information.
Notre plus beau challenge : prendre en charge la communication à destination des parents d’élèves.

Le Collectif doit se prononcer et prendre position clairement contre la mise en place de ces stages, diffuser toutes ces informations et sensibiliser le plus de collègues possible.


Proposition : Le collectif s’oppose à la mise en place de stages en responsabilité concernant les étudiants préparant le concours de l’enseignement. 
Le collectif considère que cette mesure gouvernementale avec une logique purement économique qui va à l’encontre d’une véritable formation professionnelle donc de l’intérêt des étudiants et surtout à l’encontre de l’intérêt des élèves des écoles, des collèges et des lycées.

La proposition a été votée à l’unanimité.

A noter, la situation à Clermont-Ferrand : nos collègues se mobilisent car l’université a décidé d’ouvrir les inscriptions dans les UFR, meilleur moyen pour couper tous les moyens de l’IUFM…

jeudi 10 septembre 2009

In publicité veritas ?


C'est une publicité pour une entreprise de soutien scolaire, coutumière des campagnes provocatrices.

Trois portraits, plan américain, trois personnes qui regardent dans le lointain avec un air de sourire ou de préoccupation. Un journal ouvert, une tasse de café, un sac qui n'est pas un cartable, voilà pour les attributs. Le plein air, une terrasse, un bus, voilà pour les lieux. Noms et prénoms pour chacun, suivis de la mention "Enseignant en…" histoire, mathématiques, français. Un texte de trois lignes évoque la situation et leurs pensées. En bas à droite, le nom de l'entreprise et un slogan : "Croire au potentiel de chacun".

Les luttes de l'année 2008-2009 qui ont consisté, pour le dire vite, à alerter sur le démantèlement du service public d'enseignement, de la maternelle à l'université, auront sans doute été vaines, à brève échéance en tout cas. On ne peut en effet pas déterminer si elles sont un soubresaut de la défense des valeurs d'une république française honteuse de n'avoir pas tenue ses promesses, ou si elles sont la figure de proue d'une pensée humaine qui triomphera lorsque la période du capitalisme sera éteinte, au plan mondial. Ou les deux.

L'entreprise de soutien scolaire danse sur les tombes de ces luttes en affichant de nouvelles figures de profs, mensongères à double titre : donner des cours dans une entreprise de soutien scolaire ne fait pas de vous un professeur (le terme n'est d'ailleurs employé qu'avec son diminutif), et ne vous garantit pas de connaître le bonheur grave de l'enseignant qui fait réussir son élève. Quant à la croyance dans le potentiel de chacun, en guise de promesse mystique et volontariste…

Que disent-elles, ces figures ?

Pas d'institution, pas de collègues, pas de chef, pas d'établissement scolaire, le prof, tel qu'en lui-même, dans sa solitude et son indépendance.

Pas d'élèves, pas de groupes, pas de tableau, pas de craie, pas de photocopies, le prof pur esprit dans un moment de rêverie.

Pas de réunions, pas de cantine, pas de sueur, le prof satisfait, dans son inquiétude douce.

En revanche, un titre, une place sociale, je suis prof tout de même, n'est-ce pas ? Cela me réjouit, me réconforte, je suis quelqu'un.

Quand l'Education ne sera plus nationale, ces publicités seront lancées par les gouvernements ou par les collectivités territoriales en charge d'embaucher des "enseignants". Ils seront nombreux, diplômés, à la recherche d'un emploi temporaire, sans formation professionnelle, à espérer obtenir un contrat dans le lieu d'instruction le plus proche possible de leur domicile ou pour un poste bien rémunéré. Ils seront contents qu'il n'y ait plus de concours, plus d'inspections, plus d'affectations imposées, plus de syndicats, plus d'IUFM, à peine des programmes en forme d'objectifs. Quand ils n'auront pas réussi à faire lire le quota imposé dans leur classe de CP, à moins qu'ils n'acceptent de repeindre la salle polyvalente pendant l'été, ils seront remerciés et chercheront un autre lieu d'instruction un peu moins proche de leur domicile et un autre poste un peu moins bien payé. Ils auront une tête de trader et le secret espoir d'ouvrir leur propre boîte.

Il y a quelque chose de prémonitoire dans ces figures. Comme si la publicité disait l'avenir.

Sauf qu'elle dit l'avenir en se soumettant au présent. Les temps sont au chacun.

Trouverons-nous les forces pour que l'avenir soit au tous ?

mercredi 2 septembre 2009

AG lyonnaise du 2 septembre

Compte rendu de l’AG de rentrée
Ce qui s’est passé pendant l’été
Les décrets relatifs à la mastérisation de la formation sont parus. Les rapports Marois Filâtre ont été publiés séparément… et ne parlent pas de l’IUFM comme structure spécifique de formation.
L’été n’a pas permis de résoudre de nombreuses questions qui restent en suspens sur les cursus préparant aux concours pour cette année : inscription en M1 ? en M2 ? Nécessité d’avoir un M1 ? un M2 ?
Mais une circulaire précisant les modalités des 108 h. de stage, leur répartition par académie, leur rémunération… est parue. La mastérisation se met donc en place insidieusement.
Les stages dans le cadre du M1 et du M2
Le risque est de passer d’une logique dans laquelle l’institution (l’IUFM) propose les stages (PE1/ PCL1 actuels) à une logique dans laquelle le stagiaire doit lui-même trouver son terrain de stage.
La rentrée à l’IUFM de Lyon : beaucoup plus de PE1 que d’habitude, 2 fois moins de PE2… Vu le nombre de postes au concours, le taux d’échec sera nécessairement fort. Il faut pourtant que l’année de PE1 puisse être valorisée dans un cursus universitaire.
La mobilisation continue :
Le collectif IUFM a repris son activité, avec le souci de défendre l’école, la formation de ses enseignants, et de rassembler largement.
- Continuer de mobiliser les parents d’élèves
- Mobiliser les collègues dans les écoles, collèges, lycées
- Reprendre contact avec les désobéisseurs
Les présents à l’AG doivent faire passer le message auprès des PE1, PCL1, PE2, PCL2 afin de mobiliser le plus largement possible.
Prochains rendez-vous :
Prochaine AG : lundi 14 septembre à 12 h 15 – Amphi Kergomard
Suite aux assises régionales à Lyon fin juin, nous sommes invités à Grenoble le mercredi 21 octobre…

vendredi 3 juillet 2009

mercredi 1 juillet 2009

Les Assises en images




Intervention de J-V. Jéhanno (Parti de Gauche) aux Assises

Déclaration aux Assises Régionales de la Formation des Enseignant-e-s de l’Ecole Publique,
Mardi 30 juin 2009 :

Alors que l’ancien ministre de l’Education nationale Xavier Darcos voulait faire croire à la Nation que le but de la réforme de la formation des enseignants avait des ressorts pédagogique ou didactique, ces récentes déclaration accompagnant « l’héritage » laissé à son successeur Luc Chatel ne laissent plus aucun doute : il s'agit tout simplement d'économiser 16000 postes, en particulier en assumant la suppression de l’année de stage rémunérée des futurs enseignants et maîtres d’écoles « conformément à la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". Supprimer les stagiaires pourtant nécessaires à l’apprentissage du métier, c’est faire d’eux comptablement les véritables "partants en retraite" ! Autrement dit, si nous n’y mettons pas un coup d’arrêt, la suppression de 16000 postes annoncés pour la rentrée prochaine n’est qu’un avant goût de ce qui est prévu pour la rentrée suivante !
L’absurdité d’une telle logique n’en n’est pas moins guidée par une volonté sans faille : celle de mettre coûte que coûte l’éducation au diapason du dogme libéral dont nous pouvons relever plusieurs aspects :
- bien sûr, il s’agit avant tout de faire des économies : le coût de la formation des maîtres n’est pas envisagé de manière qualitative mais à courte vue comptable. Au contraire moins bien formés, il sera bien plus facile de justifier l’incompétence notoire des enseignants et l’obsolescence d’un système qu’on aura fait péricliter, pour faire appel aux vertus du marché et justifier le désengagement de l’Etat ! La question économique, c’est l’arbre qui cache forêt.
- ces attaques globales contre l’Ecole de la République puisent, comme vous le savez, leur inspiration dans la stratégie de Lisbonne et du Processus de Bologne, elles mêmes emblématiques de la construction libérales de l’Union Européenne, qui sous des beaux atours fait de l’éducation « une économie de la connaissance », un marché donc, fondé sur le développement des compétences et de l’employabilité, appuyé sur la clé de voûte de l’autonomie universitaire dévoyant ainsi l’attachement aux libertés et au droit à l’initiative des enseignants, abandonnant ainsi l’ambition d’apporter au plus grand nombre le savoir nécessaire non seulement à la vie professionnelle, mais aussi à l’émancipation citoyenne, individuelle et collective, que devrait pourtant porté l’Ecole républicaine à laquelle nous sommes attachés.
- finalement, prime avant tout la composante idéologique de la mesure : sur ces 16000 (15400 exactement) postes de stagiaires, seuls 1400 seraient supprimés dans le privé. Plus grave, avez-vous remarqué que dès que le public supprime des postes, le privé en recrute, payés sur les deniers de l’Etat que les libéraux ne cessent d’appauvrir. C’est ainsi que, s’appuyant sur la masterisation de la formation des enseignants, l’enseignement catholique prévoit de recruter plus de 20 000 nouveaux enseignants d’ici à cinq ans et le double à dix ans. Au-delà l’enseignement catholique prévoit d’étendre son offre de formation des métiers de l’enseignement au management éducatif (postes de cadres éducatif, pédagogique, formateur accompagnateur d’enseignant…). Nous savons ainsi que dès la rentrée prochaine l’Université Catholique de Lyon propose des modules de formation, des « maquettes » pour reprendre le terme usité, pour des masters préparant aux « métiers de l’éducation et de la formation » avec l’aval du gouvernement qui a désormais autorisé les Instituts catholiques à délivrer les diplômes auparavant soumis à l’agrément de l’Université. L’aval du gouvernement et rajoutons la bénédiction papale en retour à l’annonce faite par le Chanoine de Latran lui-même à sa sainteté romaine !
C’est donc bien la privatisation totale de l'Ecole qui est en marche. Ici le rectorat privilégie un établissement privé à un public pour l’ouverture d’une section, là on fait disparaître carrément une institution publique de formation des maîtres pour des motifs qui ne tiennent pas. Ces motivations, tronquées par le gouvernement, doivent être communiquée aux communautés éducatives, aux parents d’élèves, aux enseignant-e-s en devenir, aux élu-e-s, aux collectifs qui soutiennent et font vivre votre mouvement, en retenant la belle leçon d’éducation populaire exemplaire que des Collectifs citoyens imaginatifs ont su réaliser lors de la bataille référendaire contre l’adhésion de la France au Traité libéral de Lisbonne de 2005.
Le Parti de Gauche réaffirme donc son soutien à tout ceux et celles qui disent « la casse de l’Ecole de la République, de l’Université, de la Formation des enseignants, ça suffit comme ça !». Nous soutenons votre mobilisation pour le maintien des dispositifs en vigueur de recrutement et de formation, donc des IUFM, tant qu’un nouveau cadre n’a pas été défini dans une consultation démocratique en privilégiant, par exemple, plus encore qu’aujourd’hui, l’apprentissage dans la formation des métiers de l’enseignement, en renforçant le lien avec la recherche et les filières universitaires de science de l’éducation.
Le Parti de Gauche, enfin, dénonce aussi bien les suppressions de postes que la vision étriquée de l’Ecole que se fait le Président de la République et son ministre de l’Education aux ordres. Les grands principes républicains de l’Ecole gratuite, laïque et obligatoire doivent être réaffirmés dans le cadre du service public, protégé des règles de la concurrence et de la rentabilité. Nous devons donner à notre système éducatif les moyens de ces ambitions, afin qu’il soit en mesure de former des citoyens éclairés et acteurs de la société, y compris dans la dimension technique et professionnelle indispensable au moment où s’impose un changement radical du développement qui doit rompre avec le productivisme, responsable de la catastrophe écologique.
Pour ce faire, le Parti de Gauche propose des choix forts comme celui de l’utilisation des fonds publics d’abord pour l’enseignement public !
Pour le Parti de Gauche
Jean-Vincent Jéhanno, Conseiller Régional

mardi 30 juin 2009

Manifeste des assises Rhône Alpes de la formation des enseignants organisées par les collectifs de l’IUFM de Lyon et de Grenoble

Manifeste des assises Rhône Alpes de la formation des enseignants organisées par les collectifs de l’IUFM de Lyon et de Grenoble

L’école française est fondée sur les valeurs de laïcité, d’égalité et de fraternité qui sont l’idéal républicain, toujours en construction. Or, considérer la connaissance comme une marchandise, va à l’encontre de cet idéal. Actuellement, le gouvernement n'est plus dans la logique d'une école républicaine. La « mastérisation » telle que Darcos l’avait conçue obéit à un principe d’économie (suppression de 14000 postes de stagiaires) et non à une amélioration de la formation des enseignants. Pour toutes ces raisons, l’assemblée réunie lors des Assises Rhône-Alpes de la formation réunies à Lyon ce 30 juin 2009 s’obstinent à demander le retrait de ce projet et des décrets qui en découleront.

Voici quelques principes pour améliorer la formation et le recrutement des enseignants

Un recrutement national par concours

Une formation cadrée nationalement

Le maintien du statut de fonctionnaire public d’état (afin d’éviter la création d’un vivier de vacataires mastérisés sans concours)

Une formation professionnelle rémunérée, comme dans tous les corps de la fonction publique dans une école spécifique (Justice, Police, Trésor Public, Administration, Santé)

Les caractéristiques du recrutement

Le concours à BAC +5 limite l’accès de tous. Un accès démocratique, garant d’une véritable mobilité sociale implique que le concours se passe le plus tôt possible (par exemple fin de L3). Dans tous les cas, il reviendra aux universités publiques d’en assurer la préparation intégrée dans les cursus de toutes les licences.

Les caractéristiques de cette formation :

Sa durée : 2 années de professionnalisation qui déboucheront, après validation de la formation, sur la délivrance du grade de master, ce qui améliore la qualité de la formation des enseignants (pour l’instant réduite à une année, et que les projets ministériels tentent de réduire à un semestre).

Une formation par alternance articulant didactique / disciplinaire / professionnel par un équilibre entre formation théorique et stages pratiques progressifs pour tous, allant de l’observation à la responsabilité en passant par la pratique accompagnée. Pour que ces stages soient de réels outils de formation, les stagiaires ne doivent pas être moyens d’enseignement.

Ces stages doivent être encadrés : aide à la préparation, visites, analyse de pratique après stage.

Les contenus de la formation :

La formation commune des enseignants du 1er et du 2n degré doit impérativement être maintenue et approfondie.

L’allongement de la formation permettra de prendre en compte en particulier les dimensions relationnelle et sociale (conflits, difficultés, élèves en situation de handicap) afin de mieux prendre en compte les élèves dans leurs diversités. Cette formation doit être encadrée par des équipes de formateurs pluricatégoriels.

Fait à Lyon, à la mairie du 4ème arrondissement (Croix Rousse) le 30 juin 2009

vendredi 26 juin 2009

Le programme détaillé des Assises Régionales Rhône-Alpes

ASSISES RÉGIONALES
DE LA FORMATION DES ENSEIGNANT-E-S DE L’ÉCOLE PUBLIQUE
Mardi 30 juin 2009, Salle du conseil, Mairie Lyon 4ième, 8H 45- 19H 30

Ces Assises sont proposées par les collectifs des IUFM de Lyon et de Grenoble. Elles seront le temps d’un échange entre toutes les personnes concernées par l’école publique, ses valeurs et sa défense, face aux attaques gouvernementales répétées de cette année.
Tout citoyen désireux de participer à ce débat est invité, ainsi que tous les personnels enseignants (de la maternelle à l’université), les parents, les élu-e-s, représentants syndicaux, étudiant-e-s, stagiaires des IUFM, représentants des RASED, divers collectifs…
L’objectif est de continuer la lutte, au sein d'un front d'opposition contre les réformes qui visent à détruire le service public d'éducation ; de contribuer, au-delà du refus, à l'élaboration d'un projet de formation des enseignants et de faire entendre nos propositions, même si cela doit être, pour le moment, en marge des instances et des échéances du ministère.
Un texte sera rédigé, à l'issue de la journée. Il sera diffusé, aussi largement que possible. Une compilation des textes élaborés dans d'autres académies lors de réunions similaires est à envisager.

Pour notre Ecole publique de demain,
vous êtes invités à participer aux assises régionales de la formation des enseignant-e-s.

8H45- 9H15 : OUVERTURE ‘RONDÉE’
La RONDE des obstinés de Grenoble propose de devenir régionale : rendez-vous devant la mairie, ne pas oublier d’apporter le gilet jaune (prévention routière).

9H- 9H 30 : ACCUEIL
Inscription (en vue de la constitution des groupes de travail) et éventuelle collecte de participation à l’apéritif du soir (5 euros)

9H 30- 10H 30 : OUVERTURE
Les réformes et le mouvement de contestation
- Dominique Bolliet : Maire Lyon 4ième
- Interventions de diverses personnes, partenaires de l’Ecole, formateurs et formatrices IUFM….
- Stagiaires en IUFM
- …
10H 30- 12H 30 : DÉBAT ET ÉCHANGE COLLECTIF
« Quelle formation pour des enseignant-e-s d’une école publique, républicaine, laïque et égalitaire ? »

12H30/14H00 : PAUSE REPAS LIBRE

14H- 15H : QUESTIONNAIRE diffusé auprès des stagiaires en IUFM
Présentation, compte rendu, discussion : quelle demande côté stagiaires, quelle formation en IUFM, quelles améliorations possibles ?

15H- 15H 30 : PRISES DE PAROLE
Représentants des syndicats, des collectifs, des parents d’élèves, RASED, élus…

15H 45- 17H : TRAVAIL EN ATELIERS
Trois thèmes autour d’une question initiale : la formation des enseignants, quel cursus ? quels contenus ?

17H- 18H 30 : BILAN DES ATELIERS, RÉDACTION COLLECTIVE COMMUNE
D’un texte sur les thèmes abordés lors de la journée des Assises. destinataires envisagés : députés, nouveau ministre éducation, président, recteurs et rectrices, inspections, etc… Les différentes contributions présentées tout au long de la journée pourront être ajoutées au texte ainsi élaboré

18H30 À 19H30 : ACTIONS À VENIR

19H 30- 20H 20 : APÉRITIF au café du Clos Jouve (en descendant le boulevard, face à IUFM)

Motion adoptée au conseil d'école de l'IUFM de Lyon

POUR UNE VERITABLE FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE ET CONTINUE DESENSEIGNANTS
Le conseil d’École de l’IUFM de l’académie de Lyon, Université Claude Bernard,Lyon 1, exprime solennellement son opposition aux mesures gouvernementalesdites de « mastérisation » concernant le recrutement et la formation des enseignants et son indignation devant la façon dont est géré ce dossier. Legouvernement a en effet lancé la procédure de promulgation des décrets sans même attendre les conclusions des groupes de travail ni celles de la commission Marois-Filâtre qu'il a pourtant lui-même mis en place.
Il s'associe à la dénonciation de ce passage en force qui a d'ailleurs conduitla Conférence des Présidents d'Université, la Conférence des Directeurs d'IUFM,de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à suspendre leur participation à lacommission Marois-Filâtre.
Comme l'ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, le conseil d’École demande que le processus de promulgation des décrets modifiant le recrutement des enseignants et CPE soit immédiatement stoppé. Il estime que toute refonte des concours et de la formation des enseignants doit être arrêtée à l'issue d'une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants.Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, l'abandon de toute «mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation». C'est pourquoi le conseil demande le maintien de l’année de formation en alternance rémunérée sous sa forme actuelle pour les lauréats aux concours 2010 sans condition de diplôme de Master.
Le conseil d’École tient également à rappeler quelques principes qui sont, selon lui, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :
- le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c'est le cas actuellement d'enseignants du primaire et du secondaire,d'enseignants et d'enseignants chercheurs des UFR et des IUFM et de membres descorps d'inspection.
- les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires de la fonction publique d'État. Pour leur assurer une véritable formation didactique,pédagogique et professionnelle, l'année de stage rémunérée de formation enalternance avec un service significativement réduit doit être organisée sur labase d’une véritable alternance entre service en responsabilité et modules deformation placée sous la responsabilité des universités s’appuyant sur l'expérience des IUFM et leur potentiel de formation et de recherche.
- dans le cadre de la formation continue, les enseignants titulaires doivent pouvoir suivre des formations s’appuyant sur les résultats des recherches en éducation offrant une valorisation de leur carrière.
Lyon, le 24 juin 2009

lundi 22 juin 2009

Enquête en ligne

Afin de préparer les Assises régionales du 30 juin, merci aux PE2 et PCL2 des IUFM de Lyon et de Grenoble de prendre quelques minutes pour répondre à l'enquête en ligne concernant leur formation...

Appel pour les Assises Régionales de la formation des enseignants

ASSISES DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS

Organisées par les collectifs des IUFM de Lyon et de Grenoble

Salle des conseils, Mairie 4ième Lyon, mardi 30 juin 2009

En accord avec la proposition de la CNFDE du 6 juin dernier, les collectifs des IUFM de Lyon et de Grenoble organisent les ASSISES DE LA FORMATION DES ENSEIGNANT-E-S, le mardi 30 juin, dans la salle des conseils de la mairie de la Croix Rousse de Lyon, de 9h à 19h30.

Ces Assises seront le temps d’un échange entre toutes les personnes concernées par l’école publique, ses valeurs et sa défense, face aux attaques gouvernementales répétées de cette année. Tout citoyen désireux de participer à ce débat est invité, ainsi que tous les personnels enseignants (de la maternelle à l’université), les parents, les élu-e-s, les représentants syndicaux, les étudiant-e-s, les stagiaires des IUFM, les professionnels des RASED, les divers collectifs qui se sont mis en place pour exprimer leur résistance face aux réformes gouvernementales

Ces Assises visent l’élaboration d’un texte sur la formation des enseignant-e-s. L’ensemble des propositions des discussions et des ateliers de travail de la journée du 30 juin mettra ainsi en valeur notre force de contestation et de proposition. Ce texte sera transmis aux inspecteurs et inspectrices, aux recteurs et rectrices, au ministre, au Président de la république.

Pour défendre le service public d’éducation, vous êtes donc invités à participer aux assises régionales de la formation des enseignant-e-s.

Un programme de la journée vous sera adressé dans les jours qui viennent. Merci de remplir le bulletin de pré-inscription ci-après et de le faire parvenir à l’adresse suivante : collectifiufmlyon@free.fr

Venons en nombre !

BULLETIN PRÉ INSCRIPTION

Nom, prénom :

contact mail :

  • Je désire assister à la journée des Assises régionales de la formation des enseignant-e-s du 30

Je serai présent-e :

  • Toute la journée ¨
  • Le matin ¨
  • L’après-midi ¨

Un apéritif de clôture est prévu (19h30/20h30) au café du Clos Jouve (une participation financière sera demandée). Je compte y assister oui ¨ non ¨

mercredi 17 juin 2009

Assises régionales de la formation des enseignants

à l'initiative des collectifs IUFM de Lyon et Grenoble :
30 juin : Lyon

Salle des conseils de la mairie du 4ème à Lyon - Boulevard de la Croix Rousse

De 9 h à 20 h 30


Des assises, pour quelles raisons :

La réforme a été conçue sans ses acteurs.

Elle est insuffisamment pensée parce que ce n'est pas une réforme technique. C'est une pierre angulaire dans un système universitaire mondialisé et pensé sur le mode de la concurrence de tous contre tous.

Elle peut être perçue comme un élément de destruction du service public d'enseignement tel qu'il existe en France.

Les points qui ont été attaqués et font l'objet de la controverse : (non exhaustif)

-l’encadrement des stages : aucune garantie qu’un stage en responsabilité soit précédé d’un stage en pratique accompagnée + aucune garantie que l'accompagnement dans les lieux d'exercice du métier soit assuré par des personnels habilités de façon institutionnelle et transparente.

-le lien entre terrain (école ou établissement) et université. Aucune structure administrative n'est chargée d'organiser une cohérence lors de la mise en stage.

-le système est prévu pour fonctionner sans structure de type IUFM

-aucun espace réservé à la formation de formateur, la recherche.

A plus long terme :

-aucune garantie que l'exercice du métier d'enseignant continue à être le fait de fonctionnaires d'Etat avec l'automaticité un concours = une titularisation.

Des assises, dans quels buts ?

Il s'agit pour nous de contribuer, au-delà du refus, à l'élaboration d'un projet de formation des enseignants et de nous faire entendre, même si cela doit être, pour le moment, en marge des instances et des échéances du ministère.

Il s'agit également de dépasser des divergences de vue, de mobiliser et de faire valoir ce qui nous rassemble.

samedi 13 juin 2009

Nous, membres de différents jurys de CAPES et d'Agrégation de la session 2009,

Sauvons les concours de recrutement des enseignants !

Nous, membres de différents jurys de CAPES et d'Agrégation de la session 2009, tenons à exprimer solennellement notre consternation devant la façon dont est géré le dossier de la réforme du CAPES et notre opposition aux mesures préconisées pour les «nouveaux» CAPES.
C'est à partir de notre expérience de membres de ces jurys, constitués d'enseignants du secondaire, des classes préparatoires, des universités, des IUFM et de membres des corps d'inspection que nous considérons que ces mesures, si elles étaient appliquées, entraîneraient une très grave dégradation de la formation et du recrutement des enseignants et, à terme, une remise en cause des concours nationaux et une précarisation des personnels enseignants.
Ces mesures conduisent en effet à un affaiblissement inacceptable des contenus disciplinaires des concours sous couvert de « professionnalisation », alors même que l'année de stage de formation en alternance rémunérée existant actuellement est supprimée dans le projet ministériel. Et les « stages » prévus pendant les deux années des « masters enseignement » ne sont nullement à même de compenser les effets néfastes de cette suppression - ou de sa réduction à une décharge symbolique lors de la première année d'exercice.
La précipitation qui a caractérisé la gestion de ce dossier, les incessants bricolages qui se succèdent depuis l'annonce de la réforme, les tergiversations, les annonces sans suite, les « mesures transitoires », les incertitudes maintenues sur les modalités des épreuves et les programmes du concours, ont créé un tel climat de confusion et de chaos qu'il est urgent et impérieux de reprendre totalement le dossier pour qu'émerge un projet intellectuellement et professionnellement cohérent.
Dans cette perspective, nous prenons acte de l'annonce du ministre concernant le maintien en l'état pour 2010 du CAPES actuel que nous entendons comme le maintien de l'intégralité de ses modalités actuelles, y compris pour les dates du concours et les conditions d'inscription. Cependant, comme l'ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, nous pensons que toute refonte des concours doit être arrêtée à l'issue d'une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants et l'abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place progressive de la «mastérisation».
Nous ne sommes évidemment pas hostiles par principe à toute refonte des concours ni à l'ambition affichée d'élévation du niveau de recrutement des enseignants. C'est dans cette optique que nous tenons à rappeler quelques principes qui sont, selon nous, essentiels pour toute réforme à venir des CAPES : - le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et un jury national unique pour l'admissibilité et l'admission pour toutes les épreuves, associant, comme c'est le cas actuellement, des enseignants des universités, du second degré, des classes préparatoires et des membres des corps d'inspection ; ? les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d'État) et pour assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle l'année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue ; ? l'évaluation du niveau de maîtrise des disciplines doit rester le fondement du recrutement. En conséquence les épreuves, écrites et orales, doivent être disciplinaires et les jurys doivent être composés de spécialistes de la discipline ; ? un lien thématique, quand il existe, doit être maintenu entre les programmes du CAPES et ceux des agrégations afin d'éviter notamment que la préparation à l'agrégation ne soit réservée qu'à un petit nombre «d'établissements d'élite».

En tant que membres de jurys de CAPES et d'Agrégation, soucieux de l'intérêt des candidats, des futurs enseignants et des élèves, notre responsabilité est en tout premier lieu d'assurer, dans les meilleures conditions d'équité possibles, un concours d'un niveau scientifique élevé, fondement de la légitimité scientifique et professionnelle des lauréats et de la qualité du service public d'enseignement. Mais il est également de notre responsabilité de ne pas nous taire devant ce que nous considérons comme un gâchis et un désordre qui ne peuvent à terme qu'entraîner une dégradation du niveau de recrutement des enseignants et donc de l'enseignement de nos disciplines.

Motion votée : par la majorité des membres du jury du CAPES externe d'allemand, soixante-cinq membres du jury du CAPES externe d'anglais, la majorité du jury de l'agrégation externe d'anglais, l'unanimité, moins une abstention, du jury du CAPES externe d'arabe, la majorité du jury de l'agrégation externe d'arabe, l'unanimité, moins deux abstentions, des membres du jury du CAPES externe de breton, l'unanimité, moins deux abstentions, du jury du CAPES externe d'espagnol, la majorité des membres du jury du CAPES externe d'Histoire et de Géographie, la majorité des membres du jury de l'agrégation externe d'Histoire, l'unanimité, moins deux abstentions, des membres du jury du CAPES externe d'italien, la majorité du jury du CAPES interne d'italien, la majorité du jury du CAPES externe de Lettres Classiques, la majorité du jury de l'agrégation externe de Lettres Classiques, la majorité des membres du jury du CAPES externe de Lettres Modernes, vingt-neuf membres du jury de l'agrégation externe de Lettres Modernes (dont la commission de littérature comparée, à l'unanimité) la majorité de la commission d'ancien français du jury d'agrégation externe de Lettres Modernes, la majorité du jury de l'agrégation interne de Mathématiques ; Avec le soutien de l'Association des Études Grecques (AEG), la Société des Professeurs d'Histoire Ancienne des Universités (SOPHAU), la Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur Public (SHMESP), l'Association des Historiens contemporanéistes de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (AHCESR), l'Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG), l'Association des Professeurs de Langues en IUT (APLIUT), l'Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur (APLAES), la Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes (CNARELA), la Société des Hispanistes Français (SHF), la Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur (SIES), la Société des Langues Néo-Latines, du vice-président du CAPES externe de chinois, du président du jury de l'agrégation externe de japonais.

mercredi 10 juin 2009

la CPU suspend sa participation à la commission Filâtre-Marois

Masterisation : la CPU suspend sa participation à la commission 
Filâtre-Marois
Le bureau de la CPU et Daniel Filâtre « ont décidé de suspendre leur participation » à la commission de concertation et de suivi sur la masterisation, dite « Filâtre-Marois » du nom de ses deux co-présidents, annoncent-ils, mercredi 10 juin 2009. Cette décision intervient alors que « le ministère de l'Éducation nationale refuse
de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants (L'AEF n°114497) » qui ont été adoptés par le CTPMEN le 28 mai 2009 (L'AEF n°114728). Pour le bureau de la CPU et Daniel Filâtre, « ces dispositions permanentes anticipent le résultat des travaux de la commission Marois-Filâtre ». La séance plénière de la CPU, le 28 mai dernier, avait menacé de cette suspension si des réponses sur ces dispositions permanentes n'étaient pas apportées par Xavier Darcos (L'AEF n°114715).

« La CPU, en accord avec les conférences de directeurs d'IUFM [CDIUFM], de lettres [CDUL] et de sciences [CDUS], continuera à travailler, indépendamment, pour élaborer des conclusions, propositions et recommandations dans les semaines à venir. »

La CPU ajoute qu'elle « reste ouverte aux propositions du MEN qui permettraient de rétablir un dialogue paritaire MEN-MESR ».

Le bureau de la CPU et Daniel Filâtre organisent une conférence de presse mercredi 10 juin à 13h30.
Source AEF

dimanche 7 juin 2009

Compte rendu subjectif de la quatrième réunion de la CNFDE

Compte rendu subjectif de la quatrième réunion de la CNFDE, 6 juin 2009,
rédigé du haut du TGV,
en traversant les verts et les bleus des paysages
et pour ne pas oublier que c'est le temps des cerises

Plan panoramique
Années 2000. Installation en France du néo libéralisme. Coïncidence du mouvement politico-économique à l'échelle mondiale avec l'arrivée au gouvernement, par la voie des urnes, d'un personnage déterminé et décidé à agir vite pour détruire ce qui fait institution.

Plan large
Démantèlement des institutions et des services publics et disparition programmée du rôle de régulation joué par l'Etat : communications, transports, énergie, justice, santé, éducation.

Plan américain
Education, formation des enseignants.
La réforme dite de mastérisation attaque les principes de la formation et du recrutement des fonctionnaires d'Etat que sont les enseignants.

Gros plan
Mastérisation. En réponse à un mouvement d'opposition unanime qui dure plus de six mois, le gouvernement fait passer la réforme en force.

Plan rapproché
6 juin 2009.
Une quatrième réunion de la CNFDE, qui s'était instituée le 31 janvier, permet de faire le constat :
-que la mobilisation, qui a cessé d'être massive, n'en reste pas moins vive, informée, vigilante, même si elle est le fait de quelques noyaux,
-que la réforme continue à faire l'objet d'une unanimité affichée contre elle,
-que des organisations syndicales, appelées par les personnels mobilisés à tenter d'obtenir le retrait et seulement le retrait de la réforme, ont choisi de participer à des négociations. Ce choix ne correspond pas à un changement de degré dans la lutte, mais à un changement de nature de cette lutte : négocier, c'est accepter la réforme, c'est participer à sa mise en œuvre,
-que les désaccords ne coïncident pas obligatoirement avec les clivages qui pourraient exister entre syndiqués et non syndiqués, entre syndicats, entre corps d'enseignants, entre lieux d'exercice, mais que les clivages sont plus directement liés à l'engagement des individus dans les collectifs et les coordinations nés de la lutte contre la réforme,
-que, sans tenir compte du contexte de cette réforme et des intentions malveillantes du président de la république à l'encontre de l'Institution scolaire et universitaire, le terme de mastérisation est l'objet de désaccords structurels. Délivrer un master aux lauréats d'un concours qui suivent une formation en IUFM en tant que salariés stagiaires de l'Éducation nationale au même titre qu'on délivre un master aux étudiants qui poursuivent leurs études en université est un bouleversement dans la chaîne hiérarchique des corps d'enseignement et de leurs places. Cela peut être considéré comme une reconnaissance légitime et méritée ou comme une usurpation qui dénature le diplôme même. Cette pomme de discorde aurait suffi à semer la zizanie si l'on avait demandé aux différents acteurs de se mettre d'accord, sans leur imposer une réforme allogène.
Cela explique pourquoi la réforme proposée est si rudimentairement pensée : nul besoin de se donner la peine de bâtir lorsque l'unique finalité est la destruction. C'est aller plus loin qu'Arnaud Amaury : "Laissez-les s'entre-tuer tous, Dieu reconnaitra les siens".
Cela peut aussi encourager à penser que la seule riposte, intellectuellement honnête et humainement digne, doit être la tenue d'assises au cours desquelles ceux dont on espère qu'ils s'entretuent décident de rester vivants, à condition que chacun mette plus de soin à exiger de lui-même quelque concession qu'à exiger de tous les autres quelque consensus,
-que l'on a plus à craindre des unités mensongères que des vérités non dites. Parce que la difficulté peut être dépassée pour peu qu'elle ne soit pas tue. Quel que soit l'avenir du groupe que nous formons, au plan panoramique, nous n'avons pas tort.
Aux participants de la journée du 6 juin 2009,
et à Emmanuel Brassat